EDEN LAKE

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Combien d’entre nous ont déjà a eu affaire à un groupe de jeunes venu briser la douce harmonie de moments tranquilles de la vie quotidienne, en bas de chez soi, dans la rue, sur la plage, lors d’un week-end campagnard, au cinéma ? Et combien d’entre nous ont mis leur pouce dans la main, histoire de ne pas se créer d’ennuis, surtout par les temps qui court où la violence peut surgir d’une manière inattendue et extrême ?
Sur ce sujet très à la mode politiquement (en France comme ailleurs) et cinématographiquement (les récents A vif et Death sentence), James Watkins réalise un des meilleurs survivals jamais tournés, prenant appui sur une situation basique mais ô combien implicante qui réserve son lot de frissons sur l’échine.

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D’entrée, Eden Lake évoque le désormais classique The Descent, par son atmosphère pesante, sa musique étrangement inquiétante, et la puissance d’une mise en scène désireuse d’écraser ses protagonistes sous le poids du destin. L’espace filmique se resserre insensiblement, le couple sacrificiel fuyant la ville pour goûter aux plaisirs d’une nature sur le point d’être rayée de la carte : les routes se font étroites, à peine visibles dans ce dédale d’arbres millénaires où la lumière du soleil ne perce que par accident. Et pourtant, dans cet endroit paradisiaque, les Adam et Eve modernes vont être confrontés à la corruption de l’espèce humaine.

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Watkins rend la métaphore biblique transparente (Eden, un couple unique sans honte de leur nudité, le serpent) et confère ainsi un caractère universel à une intrigue exemplaire au réalisme effrayant. La violence se veut frontale, sans concession, abordée par le réalisateur de manière viscérale sans pour autant tomber dans l’outrance. Impossible de ne pas céder à l’émotion qui étreint la femme devant le calvaire de son mari, à ce parcours de survie où une maîtresse d’école en vient à se venger de gamins meurtriers dont la responsabilité est effroyablement remise en cause dans un final qui glacera le sang des plus aguerris. Le cercle vicieux se referme pour affirmer, de la manière la plus pessimiste qui soit, un nouveau départ.

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Évidemment, présenté ainsi, Eden Lake peut faire penser à certains chefs-d’œuvre du cinéma horrifique, de Délivrance aux Révoltés de l’an 2000 : il s’inscrit volontiers dans cette lignée de métrages combinant une forme spectaculaire et populaire, un mélange de genres savamment dosé, et un message à portée politique, sociologique, anthropologique. Eden Lake reste cependant unique, intransigeant avec lui-même, une bombe de désespoir jeté à la face d’une société en totale perdition, injustement oubliée lors de sa sortie salle.

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Oh, j’oubliais, savez-vous d’où vient cette perle ? de l’épicentre du cinéma d’horreur, l’Angleterre, pardi !

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EDEN LAKE

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Combien d’entre nous ont déjà a eu affaire à un groupe de jeunes venu briser la douce harmonie de moments tranquilles de la vie quotidienne, en bas de chez soi, dans la rue, sur la plage, lors d’un week-end campagnard, au cinéma ? Et combien d’entre nous ont mis leur pouce dans la main, histoire de ne pas se créer d’ennuis, surtout par les temps qui court où la violence peut surgir d’une manière inattendue et extrême ?
Sur ce sujet très à la mode politiquement (en France comme ailleurs) et cinématographiquement (les récents A vif et Death sentence), James Watkins réalise un des meilleurs survivals jamais tournés, prenant appui sur une situation basique mais ô combien implicante qui réserve son lot de frissons sur l’échine.

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D’entrée, Eden Lake évoque le désormais classique The Descent, par son atmosphère pesante, sa musique étrangement inquiétante, et la puissance d’une mise en scène désireuse d’écraser ses protagonistes sous le poids du destin. L’espace filmique se resserre insensiblement, le couple sacrificiel fuyant la ville pour goûter aux plaisirs d’une nature sur le point d’être rayée de la carte : les routes se font étroites, à peine visibles dans ce dédale d’arbres millénaires où la lumière du soleil ne perce que par accident. Et pourtant, dans cet endroit paradisiaque, les Adam et Eve modernes vont être confrontés à la corruption de l’espèce humaine.

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Watkins rend la métaphore biblique transparente (Eden, un couple unique sans honte de leur nudité, le serpent) et confère ainsi un caractère universel à une intrigue exemplaire au réalisme effrayant. La violence se veut frontale, sans concession, abordée par le réalisateur de manière viscérale sans pour autant tomber dans l’outrance. Impossible de ne pas céder à l’émotion qui étreint la femme devant le calvaire de son mari, à ce parcours de survie où une maîtresse d’école en vient à se venger de gamins meurtriers dont la responsabilité est effroyablement remise en cause dans un final qui glacera le sang des plus aguerris. Le cercle vicieux se referme pour affirmer, de la manière la plus pessimiste qui soit, un nouveau départ.

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Évidemment, présenté ainsi, Eden Lake peut faire penser à certains chefs-d’œuvre du cinéma horrifique, de Délivrance aux Révoltés de l’an 2000 : il s’inscrit volontiers dans cette lignée de métrages combinant une forme spectaculaire et populaire, un mélange de genres savamment dosé, et un message à portée politique, sociologique, anthropologique. Eden Lake reste cependant unique, intransigeant avec lui-même, une bombe de désespoir jeté à la face d’une société en totale perdition, injustement oubliée lors de sa sortie salle.

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Oh, j’oubliais, savez-vous d’où vient cette perle ? de l’épicentre du cinéma d’horreur, l’Angleterre, pardi !

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