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RAPIDO, le débrief’ en moins d’1 minute

Parce que j’ai pas toujours le temps  de vous pondre 500 lignes sur les films que je vois,

voici le RAPIDO, ou le débrief’ en moins d’une minute (ouais, je sais, vous aviez compris, c’est le titre…) :

SCOTT PILGRIM CONTRE LE RESTE DU MONDE, d’Edgar Wright :

Voici un pur film de geek, plus encore que Kick-Ass qui moquait gentiment cette confrérie qui ne dit pas son nom des fans hardcore : Scott Pilgrim Vs the World multiplie les références au monde du jeu vidéo avec une vraie connaissance, un respect et une ludicité qui contamine tout le métrage, en faisant l’un des films les plus loufoques depuis des lustres.

Visuellement, le métrage déborde d’énergie et de trouvailles sans jamais pour autant sacrifier ses personnages principaux (Michael Cera, excellent ; Mary Elisabeth Winstead, mignonette) sur l’autel du spectacle : chaque combat contre un ex maléfique apporte à l’histoire et à l’évolution de Scott Pilgrim dans son rapport à lui-même et à Ramona. Car il s’agit pour Wright (dépossédé de ses comparses anglais responsables de Shaun of the Dead) de donner une dimension humaine à ce qui de l’extérieur n’en a pas.

On peut rester de marbre devant un tel OFNI, écarquiller les yeux et se demander ce qu’on voit, ou tout simplement apprécier à sa juste valeur un film éminemment généreux et appelé à être culte. Si ce n’est pas déjà le cas…

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BLACK CHRISTMAS, de Bob Clark :

Un des films fondateurs du slasher : un tueur en série réactionnaire (?), des victimes féminines,un filmage à la première personne.

Très peu sanglant, à la réalisation brute mais pensée (jusque dans la sacralisation du geste meurtrier avec l’assassinat de Barb), Black Christmas s’avère avant tout étrange, à la manière de Psychose, moins effrayant mais tout aussi dérangeant puisque la caractérisation des personnages n’a pas été oubliée (non sans humour).

Clark s’attache à désacraliser la fête de Noël via un meurtre d’enfant, un avortement au centre des discussions, de l’alcool qui coule à flot et des flots de grossièretés. Derrière le sapin, derrière les enfants qui chantent, derrière la pureté de la neige, se cache la mort, inexplicable, invisible, omnisciente, qui frappe aveuglément. ATTENTION SPOILER : Clark ne tente même pas d’expliquer ce massacre et ne dévoile rien, sinon un oeil et les mains, de son auteur. FIN DU SPOILER. Un vrai twist assez unique en son genre !

Pour la petite histoire, Carpenter demanda à Bob Clark s’il pensait donner une suite. Ce dernier répondit par la négative, mais lui dessina les grandes lignes de ce qui allait devenir malgré lui Halloween, avec le résultat que l’on connaît.

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LE MEPRIS, de Jean-Luc Godard :

Le mépris fait des partie des chefs-d’oeuvre absolus du cinéma mondial, parce qu’il est une somme complète des possibilités cinématographiques.

Godard joue avec ses références multiples, picturales (la notion de couleurs n’a jamais aussi bien été utilisée), sculpturales (l’antiquité en ligne de mire), et bien sûr cinématographiques (Lang, dépositaire d’un cinéma révolu, Bardot, nouvelle icône du 7e art, et Cinecitta, studios désertés, symbole d’un cinéma là encore en disparition – avec affiche de Cléopâtre, qui mit fin au règne des studios tout puissants).

L’histoire est somme toute basique – un couple en perdition – mais c’est l’ensemble du traitement qui lui donne une puissance rarement égalée. Un générique totalement inédit qui nous fait rentrer dans le monde du cinéma, une Bardot qui nous donne tout de suite ce que l’on attend (ses fesses) pour passer à l’essentiel, et un Godard encore compréhensible : tout concourt à faire de ce Mépris un plébiscite.

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DOUBLE ZERO, de Gérard Pirès :

Au moins un film qui ne trompe sur la marchandise.Double zéro, niveau scénario, niveau acteurs (enfin… si c’en est), niveau humour.

La chose se veut une parodie des films d’espionnage, James bond en tête ; encore eût-il fallu ne pas passer derrière Austin Powers pour l’originalité, quoique même sans Mike Myers, le film se serait révélé sans saveur aucune.

Le problème, c’est qu’on voit le gros paquet de fric dépensé pour ça, à l’écran, et on se dit que quitte à claquer du fric pour faire ce genre de merde, il serait mieux d’investir dans l’épuration de toilettes turques.

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GORGE PROFONDE, de Gérard Damiano :

Un porno qui a fait du bruit à sa sortie puisque c’est le premier à avoir été à l’affiche sur les Champs-Elysées (pendant pas mal de temps).

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Point de vue sexe, on est bien dans les 70s : beaucoup de poils, photographie très sombre, actrices pas top top (et quand elles le sont, elles ne dévoilent presque rien).

Bref. L’intérêt n’est pas dans sa pornographie, mais, d’abord, pour les qualités buccales de l’actrice principale (gorge profonde donc, il vous faut un dessin ?) ; ensuite, pour l’humour qui agrémente le récit : il faut voir la tête des mecs se faire avaler la charcuterie, on se croirait presque dans un Tex Avery.

Tout cela donne une oeuvre (oui, j’ai bien dit une oeuvre) révélatrice de la libération sexuelle de l’époque, puisqu’elle nous dit qu’on peut sortir du carcan sexuelle religieux (missionnaire tout de suite, pas de gachis, et juste pour faire des enfants), en prenant du plaisir sans que cela soit considéré comme un crime, et en pratiquant la variété sexuelle (la fellation, seule moyen pour le personnage – comme l’actrice d’ailleurs – de prendre son pied).

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60 SECONDES CHRONO, de Dominic Sena :

Ah ! dès que l’on met belles nanas et belles bagnoles dans un film, c’est sûr, on peut laisser le cerveau dans le panier de pop corn, nos besoins primaires de mâles seront satisfaits. Heureusement, ce n’est pas le site «Carrosseries et Viande Fraîche» ici, donc on peut juger de la qualité (?) du film (?).

Alors : Nicolas Cage est péroxydé, au moins ça s’était jamais vu avant. Angelina Jolie est sexy, mais ça on le savait déjà. Quant aux courses de voitures, French connection faisait mieux (c’est vrai, c’est un must) 30 ans plus tôt. C’est dire à quel point 60 secondes chrono est mou du genou.

60 secondes chrono, oui, pas plus pour savoir que c’est très mauvais. Même pour mon garagiste.

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RIEN A DECLARER, de Dany Boon :

On l’attendait au tournant après le raz-de-marée des Chtis, Dany Boon répond présent avec Rien à Déclarer. Et alors ? alors, c’est dans le titre : rien…

Capitalisant sur le succès de sa formule, le comique situe son nouveau film à la frontière franco-belge où une gué-guerre de territoire fait rage entre Boon et Poelvoorde, avec au milieu, une femme, fiancée de l’ombre de l’un et soeur de l’autre. Attention, chutes de quiproquos !!

On tenait là un sujet en or (la frontière, qui permettait un western ardennais, et une remise en question plus approfondie des dualités), un casting en or (François Damiens, le mec le plus drôle depuis un bail, parvient à peine à nous arracher un sourire, la faute à une écriture balourde), et on se retrouve avec un téléfilm de luxe (des effets spéciaux, la reconstitution « historique »), agréable globalement mais souvent à côté de la plaque (Boon crédible comme une chips molle quand il assène sa morale éculée).

a retenir : Bruno Lochet, excellent, Poelvoorde, habité mais en roue libre, quelques lignes de dialogue excellentes (mais d’autres à faire honte au métier de comique), et puis c’est tout. Le soufflé au maroilles est retombé : seule la ménagère chti de moins de 50 ans saura applaudir sans trop y regarder Rien à Déclarer, qui a au moins le mérite d’annoncer le contenu.

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I SPIT ON YOUR GRAVE, de Steven Monroe :

Remake d’un petit film des 70s devenu culte réalisé par Meir Zarchi (également connu sous le titre Day of the Woman), I Spit on your Grave reprend textuellement son modèle pour ne rien apporter de nouveau, ou presque : une jeune femme prend des vacances dans un trou paumé où elle est violée (deux fois) et laissée pour morte par les rednecks locaux avant d’assouvir sa vengeance.

Formellement, Monroe inscrit sa mise en scène dans la lignée du survival des années 2000 (sombre, premier degré, viscéral). Rien de surprenant donc, mais une efficacité certaine et une plus grande empathie envers le personnage incarné par la fragile Sarah Butler, moyen pour le réal d’éviter le reproche de misogynie fait à l’original.

Si la première partie (le « rape ») est à la limite du soutenable compte tenu du réalisme psychologique et d’une temporalité en constant suspens, la deuxième (le « revenge ») prend le chemin du torture porn façon Jigsaw, s’égare alors en symbolique religieuse, avant de nous laisser pantois sur le dernier plan.

I Spit on your Grave est un honnête survival, radical, pessimiste, mais trop éparpillé pour convaincre totalement.

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THE REEF, de Andrew Traucky :

Des amis perdus barbotant dans une grande étendue d’eau, en proie à un méchant carnivore, ça vous rappelle quelque chose ? On ne les compte plus, ces films de vacances qui tournent mal censés montrer la toute puissance de la Nature sur l’infinitésimale humanité !

Open Water avait ouvert la marche, maladroitement, ennuyeusement,avant que l’Australie ne recycle le sujet autrement plus efficacement, avec Black Water de Andrew Traucky qui remake son propre film (déjà adaptation d’OW) avec THE REEF, un squale en remplacement du croco.

Pour autant, on ne se lasse pas trop de voir ad aeternam le même film, parce que le réalisateur opte pour un « nouveau » traitement : les personnages ont un but (le « reef » en question), le requin est un beau bestiau, et le naturalisme de la mise en scène les confronte de manière confondante, rendant ainsi l’angoisse liée à l’inconnu sous-marin plus prégnante que jamais. Pour le reste, on nage en eaux claires, d’une mise en place digne des Vacances de l’Amour à un ennui poli par moments.

Si on pouvait s’arrêter là, ça nous arrangerait tous, par contre…

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MACHETE, de Robert Rodriguez :

De l’association Rodriguez/Tarantino sur Grindhouse, on n’a peut-être surtout retenu ces faux trailers, dont un Machete réclamé dès lors à corps et à cris par une armada de fans. Dont acte.

Pur film de plaisir coupable (sexy, gore, trash, underground) à l’instar de Planet Terror, MACHETE ne tient cependant pas toutes ses promesses, et s’avère parfois d’une fainéantise d’écrire et de mise en scène qui frise le foutage de gueule. A trop vouloir faire grindhouse, Rodriguez oublie certaines bases du cinéma au profit d’un sens de l’image jouissif.

Danny Trejo (le puta madre rivé aux lèvres, irrévocablement pas un acteur), Robert DeNiro (parodique), Don Johnson (gros), Michelle Rodriguez, Jessica Alba & Lindsay Lohan (toutes les trois sexy mais avec un goût de trop peu), semblent s’amuser. Et nous avec, finalement, pour peu qu’on soit pas trop regardant.

ANDALE, MACHETE !!

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TRON L’HERITAGE, de Joseph Kosinski :

Près de 30 ans après Tron (de Steven Lisberger, ici producteur), Disney remet au goût du jour un produit somme toute kitsch et à la lisière du ridicule, dans l’original comme dans ce reboot qui stigmatise l’oppression totalitaire avec des sabots de plusieurs tonnes.

Bourré de défauts ras la gueule (un développement qui ressemble à un trou noir ; des personnages ratés – le pseudo Mérovingien ; des révélations téléphonées ; des dialogues complexifiés pour rien et TRES appuyés…), TRON LEGACY laisse quand même une impression générale positive, grâce à 30 premières et 30 dernières minutes époustouflantes niveau spectacle (mais loin d’être parfaites), des SFX prodigieux (Clue, projection virtuelle de Jeff Bridges) et la zik’ des Daft Punk, enivrante…

Faut être un tantinet geek pour apprécier pleinement ce film trop virtuel pour vraiment émouvoir !

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LE FILS DE CHUCKY, de Don Mancini :

On est désormais très loin de l’ambiance angoissante teintée d’humour noire du premier Chucky, Jeu d’Enfant. Don Mancini continue dans la foulée de La Fiancée…(réalisé par Ronny Yu) de plonger la célèbre poupée Brave-Gars dans un univers cinématographique qui se cite lui-même, au point de devenir volontairement parodique.

Dans  ce cadre, la délicieuse Jennifer Tilly se moque d’elle-même avec une jouissance qu’elle parvient à faire partager au spectateur. Le réalisateur, de son côté, fait le grand écart en détournant Hitchcock et en rendant un hommage hilarant à un des sommets de la carrière d’Ed Wood, Glen or Glenda.

Excessivement vulgaire, d’un mauvais goût très prononcé, Le Fils de Chucky pourra vous réjouir en tant que pur série B limite conceptuelle, ou vous consterner en tant que nanar craignos.

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MASSACRE A LA TRONCONNEUSE 2, de Tobe Hooper :

Pour donner suite à son chef-d’oeuvre, Tobe Hooper choisit de changer formellement son fusil d’épaule, laissant libre cours à son sens du grand-guignol. Ce qui fait de ce Massacre…2 un monument de fureur et de chaos, porté par un Dennis Hopper allumé (drogué en permanence).

Hopper choisit de replacer historiquement le Texas, lieu de nombreuses batailles de western, pour la conquête de l’Ouest. L’occasion pour lui d’approfondir sa critique du consumérisme américain sous toutes ses formes, l’élimination de l’autre et son recyclage immédiat… »l’enfer, c’est les autres »…

Le film ne manque pas d’humour pour autant, surtout quand Leatherface se découvre une sexualité mortifère, dont la tronçonneuse est pour ainsi dire le prolongement phallique ! jusqu’à une dernière image féministe en diable mais surtout flippante de folie !!

Un gros bordel filmique donc, un apocalypse now de l’horreur !!

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L’INEVITABLE CATASTROPHE, de Irwin Allen :

Irwin Allen, c’est le producteur de l’Aventure du Poséidon et la Tour Infernale. Autant dire que le gaillard s’y connaît en catastrophe, et c’est même en tant que réalisateur qu’il se frotte à une de ses bandes dont le seul pitch suffit à vous faire hurler de rire : des abeilles tueuses africaines (au cas où vous ne comprendriez pas, les personnages le répètent à longueur de pellicule) envahissent ce bon vieux Texas qui n’en demandait pas tant.

De là, les jeux de mots faciles fusent : L’inévitable catastrophe, vrai catastrophe ?Bah oui…et non. Oui, parce que c’est franchement ringard, entre un casting de stars vieillissantes déclamant leur texte avec une surenchère obsolète, et des effets spéciaux réalisés par un gamin de 10 ans avec ses maquettes. Et non, parce que ce casting de stars, même vieillissantes, s’avère charismatique et relativement émouvant (Henry Fonda, putain !), et que la mise en scène, certes datée, reste efficace, et même par moments d’une cruauté surprenante (les ralentis sur les attaques).

Pas un bon film, pas un trop mauvais non plus, L’inévitable catastrophe se voit avec une certaine tendresse. Ou avec cynisme.

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LA LISTE DE SCHINDLER, de Steven Spielberg :

On connaît tous le film, considéré comme un chef-d’oeuvre, qui arrive à concilier le drame historique et la forme hollywoodienne. Spielberg aura muri ce projet pendant des années, expérimentant le mal nazi dans des films aussi léger que Indiana Jones. Ce qui ressort est une formidable leçon de cinéma, à la limite du document d’archive (la rafle du ghetto vu par Schindler depuis une butte), et à la fois à la limite de l’abstraction (la petite fille en rouge symbolique qui traverse le film).

Seule fausse note, et non des moindres : la scène des douches, où un suspense très américain et parfaitement déplacé rompt l’harmonie morale qui rendait jusque là La Liste de Schindler un modèle d’approche fictionnelle de la Shoah. Un accident, un réflexe d’entertainer, qu’on ne peut passer sous silence, mais qui ne peut en aucun cas altérer la réalité des intentions de Spielberg, le coeur immense qu’il met dans ce film jusque dans un final tirant un peu trop sur la corde sensible, mais racheté par un épilogue d’une sobriété exemplaire.

Indispensable.

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LA RAFLE, de Rose Bosch :

Evacuons tout de suite le mauvais jeu de mots : Bosch n’a pas fait du travail de pro.

La Rafle tombe très facilement dans le chantage émotionnel, dans le terrorisme aux sentiments façon Lars Von Trier, à grands renforts de gros plans sur des visages dont l’angélisme rompt volontairement avec la méchanceté des autorités présentées. Un manichéisme simpliste et allant à l’encontre du désir d’historicité du film…

Le cul entre la chaise du récit historique quasi documentaire et celle du film d’aventure à souffle épique, Rose Bosch parvient à tout lisser grâce à une plate mise en scène, un sens du rythme que ne renierait pas Derrick, et une bobo-attitude qui fait passer le drame pour une simple galéjade…insupportable ! Le véritable drame serait donc d’avoir osé pourrir la tranquille petite vie d’un quartier chic…Ou comment finalement réussir à enfermer les juifs dans les stéréotypes que la réalisatrice semblait vouloir combattre…

La Rafle, ou le KAPO du XXIe siècle, de bonnes intentions mises à mal par la haute estime de ses compétences d’une « cinéaste » qui aurait dû réfléchir avant de passer à l’action, de réfléchir avant de parler…

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KARATE KID 2010, de Harald Zwart :

Facile de chercher la petite bête : ça s’appelle KARATE kid, mais le kid apprend le kung-fu… Le générique est chanté par la tête-à-claques du moment, Justin Bieber, pour des raisons commerciales évidentes…

Mais voilà, sans être le meilleur de l’année, ni même le 2e ou le 3e ou le 10e, Karaté Kid 2010 est un très honnête divertissement, qui révèle le talent en devenir de la progéniture de Will Smith (Jaden), donne à Jackie Chan un rôle dramatique émouvant (pas original, mais émouvant quand même), et, à travers une mise en scène simple et efficace, parvient à jouer de sa thématique de l’échange culturel, notamment en accentuant le principe de personnification du spectateur : caméra à l’épaule à hauteur de Dre, attente et incompréhension face aux méthodes de Mr Han…

Très hollywoodien dans son approche, avec ce que cela comporte de défauts et de qualités, Karaté Kid 2010 bénéficie d’un point de vue inédit sur le sujet pour sortir des sentiers battus. De quoi passer un bon samedi soir en famille !!

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HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT, de David Yates :

Il était temps !

Temps pour David Yates que sa mise en scène prenne enfin sens dans une intrigue où la transparence avec la Shoah s’affirme enfin…

Temps pour que nos 3 héros deviennent enfin des adultes, conscients de leur environnement, conscients de leurs sentiments, conscients de la possibilité de la fin d’un monde…

Temps pour la saga de retrouver cette poésie funèbre qui faisait du Prisonnier d’Azkaban une pure réussite…

Temps de donner une vraie sensualité aux rapports amoureux, temps de redonner à l’humour un caractère de politesse du désespoir…

Dommage, finalement, que le film soit (trop ?) fidèle au livre puisque son seul défaut majeur est de suivre arythmiquement les atermoiements des personnages en milieu de métrage…Mais bordl ! vivement la suite et fin, qui s’annonce épique et prompte à rivaliser avec Star Wars !!

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TWILIGHT 3, de David Slade :

Alors comme ça, Bella aime les deux bellâtres de service, mais a réservé son pucelage à Edward, n’en déplaise à Jacob ? Et il faut un troisième film pour nous le dire ? genre, on n’avait pas encore compris après un numéro 2 qui rachetait comme il pouvait le naufrage du premier opus…

Twilight 3 radote sec, répète ses enjeux ad eternam sans les développer, et se perd en palabres inutiles qui dédouanent des images tout droit sorties d’un rêve hollywoodien d’une gamine de 12 ans…

David Slade, réalisateur heureux de 30 JOURS DE NUIT, semblait pourtant un atout solide pour cette guerre entre lycans et buveurs de sang, parvient cependant à retrouver de son talent dans les séquences « chocs » (dont un hommage surprenant à Schock Waves !) mais la bluette prend le dessus et fait perdre le sens du spectacle au metteur en scène…

Vivement que ça s’arrête, vivement qu’il lui boive le sang de sa virginité perdue, et qu’il la mette une fois pour toutes sur le trottoir…Soit un homme, Eddie !

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ROBIN DES BOIS, de Ridley Scott :

Avis vraiment mitigé…

Parce qu’on voit pas le temps passé, mais près de 2H sont passées qu’on se dit « putain, il s’est rien passé !! »

Scott prend le temps pour redessiner des personnages qu’on connaît déjà mais de par la légende, d’où une certaine circonspection devant des icônes abattues aussi facilement (Richard, Robin, le shérif,…).

Brian Helgeland, scénariste, redéfinit les relations en les nouant autour d’un twist vaseux, dévoilé sans vergogne dans une bande annonce  la fois mensongère et trop explicative. Et c’est à partir de cette révélation que le film récupère un peu de la viscéralité et de la fureur qui fit de Gladiator le film que l’on connaît. Un peu tard, d’autant que la bataille finale pèche par une frilosité étonnante de la part du réalisateur d »Alien.

Au final, c’est une grande déception qui ne brille que par intermittences, et surtout grâce à Cate Blanchett, la plus grande actrice depuis Katharine Hepburn.

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SCARFACE, de Brian De Palma :

Seulement 2e vision, et je ne suis toujours pas fan…

Pourtant, la mise en scène de DePalma est irréprochable, quoique assez typique des années 80. Al Pacino est remarquable, quoiqu’à la limite du grand-guignol par moments. La critique du rêve américain vue à travers l’ascension et la déchéance d’une petite frappe cubaine fraichement débarquée à Miami est sans concession, quoiqu’assez classique dans son déroulement (scénario d’Oliver Stone avant son heure de gloire).

En somme, un grand film imparfait, prenant, perclus de séquences inoubliables (aah, la tronçonneuse !), mais qui me laisse sur ma faim.

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LES INCORRUPTIBLES, de Brian de Palma :

pas revu depuis un bail, mais bon sang que ça fait du bien !!

Parce qu’en 2 scènes, DeNiro fait de Capone un monstre, un méchant de cinéma hyperbolique…

Parce que Costner, Andy Garcia et Sean Connery (+ DeNiro donc), c’est un putain de casting qui tient large ses promesses…

Parce que la musique de Morricone, les costumes d’Armani, la reconstitution formidable de l’époque de la Prohibition..

Parce que DePalma, même quand il joue la carte  de l’accessibilité à tous, demeure un putain de réal baroque, capable de faire exploser une gamine dans les 10 premières minutes, capable de rendre un hommage magistral au CUIRASSE POTEMKINE…

Parce que DePalma, en prenant comme sujet l’interdiction, dépasse les limites, ironise sur la victoire de Ness, et met en avant le tabac tout au long du métrage….

Parce que, parce que, parce que…

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PIRANHA 3D, d’Alexandre Aja :

Une deuxième vision qui confirme le statut d’oeuvre culte !!

Clairement con, volontairement  con, sexy, vulgaire, primaire, hardgore, le film d’Aja (LA COLLINE A  DES YEUX, HAUTE TENSION) est un sommet de bis, avec des défauts énormes (la 3D pourrave mais fun, les CGI pourrave – rien ne vaut les effets live de KNB – une fin en eau de boudin), mais un sens de la jubilation unique !!

Ce gars a tout compris…

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