DOG SOLDIERS

 

dogsoldiers.jpg

Où était passé le cinéma d’horreur anglais depuis la Hammer ??
Nul ne le sait, mais un peu comme pour toute civilisation disparue (mayas, incas, dinosaures, j’en passe…), on regardait jusqu’à peu les Terence Fisher (entre autres) comme les vestiges d’un monde qui nous ouvraient les portes de la nostalgie. Et tiens, qu’est-ce qu’on voit débarquer, tout à coup ? The descent, Creep, Severance, et ce Dog soldiers, passé inaperçu à l’époque, sans qu’on se doute que Neil Marshall, futur réalisateur du tétanisant sus-nommé The Descent, et son compatriote Christopher Smith, allaient creuser une nouvelle voie au horror movie au pays du prince Charles.

dogsoldiers7.jpg
Dog soldiers, donc. Comme ça, ça a l’air très con… et ça l’est : une unité armée censée effectuer un exercice à balles à blanc se trouve confrontée à une horde de loups-garous assez belliqueuse. Dans la forme, la première partie rend hommage – pompe ? – à Predator, et son habile retournement du chasseur devenu chassé. La forêt écossaise constitue un décor visuellement riche, anxiogène, et pluriel. La deuxième partie, quant à elle, prend des allures de Nuit des Morts-Vivants, où le refuge se mue en siège (avec multiplicité des directions : ils ne doivent pas entrer – les monstres – ; ils veulent partir – les hommes – ; ils veulent bouffer, ils ne veulent pas être bouffés – pas besoin d’expliquer, là, je pense). Rien de nouveau sous le soleil de Satan, direz-vous.

dogsoldiers11.jpg

Et pourtant, Dog Soldiers, avec sa gueule de série Z tout droit sortie de chez monsieur «je tourne un film en 3 jours pour 120 dollars» Corman, dépasse ce statut sur le papier en oeuvrant sur la pellicule avec une véritable mise en scène dopée à la testostérone, énergique au possible, agressive, décomplexée, ce qui ravira le fan de gore qui tache. Et histoire de bien montrer qu’il ne se prend pas au sérieux, Marshall ajoute un second degré bienvenu, qui fera les beaux jours également de Severance. Comment ne pas se marrer comme un bossu – en essayant de ne pas vomir ses chips et sa bière sur le nouveau canapé de madame – en voyant ce gradé, éventré par une vilaine bébête, se battre avec un chien pour essayer de garder ses intestins là où ils sont. Humour bas de plafond (faut entendre les dialogues aussi !), pas très Jean D’Ormesson, mais pour peu qu’on y soit sensible, ça peut faire des guili dans le ventre (dans le nôtre, parce que dans celui du gradé, ça fait que du sang).

dogsoldiers1.jpg

Pour conclure, ça fait du bien là où ça passe de revoir des loups-garous, espèce disparue – qualitativement – depuis le début des 80s (Hurlements, Loup-garou de Londres). Et ça fait encore plus plaisir de voir un film aussi détendu du slip qui cache son manque d’originalité derrière un dynamisme rare. Vive les Rosbeef !!

dogsoldiers061.jpg

Laisser un commentaire




les HIERARCHIES divines |
Pivotfj |
Festival Communautaire du F... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ça tourne chez Lorang
| AnamorphoZ
| Top Movizs