BLACK SWAN

26032011

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Quel point commun entre Pi, Requiem for a Dream, The Fountain, the Wrestler, et BLACK SWAN ? Leur metteur en scène, évidemment, mais surtout la quête d’un idéal, l’aboutissement d’un rêve, la recherche du sens d’une vie…et l’impossibilité de tout cela, sacrifié in fine par la nature humaine intrinsèquement autodestructrice. Si les premiers opus de Darren Aronofsky sont formellement très éloignés, The Wrestler et BLACK SWAN partagent eux un sens du naturalisme social qui n’est pas sans rappeler le palme-d’orisé 1998 Rosetta, caméra à l’épaule rivée aux basques de ses anti-héros en principe de grammaire cinématographique. Là où ça devient surprenant, et même dérangeant, est ce moment où la peinture d’un milieu (ici, celui très hermétique de la danse) se trouve investi par un fantastique sans équivoque qui flirte dangereusement avec le grand-guignol.

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Car pour brosser le portrait de cette danseuse de seconde zone à qui on donne enfin sa chance, au risque de sa santé mentale, Aronofsky ne lésine pas sur les effets ni sur les citations appuyés de classiques de l’horreur mentale (Carrie) : dans une dernière heure qui se clôt sur un final tétanisant et bouleversant, Nina mue au sens propre comme au sens figuré, jusqu’à se sentir pousser des ailes dans le dos (sic). Le réalisateur de Requiem for a Dream multiplie dans cette seconde partie les images fortes, de ce tatouage prenant vie lors d’une séquence de saphisme torride à ce regard face caméra lors de la représentation, plein de folie et l’un des derniers symboles de la transformation irrémédiable de la jeune femme.

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C’est tout cela que les détracteurs du film vilipendent à tour de bras, cette intrusion fortuite du surnaturelle dans un cadre ordinaire (ce qui est une des définitions possibles du fantastique !). Et c’est justement parce qu’Aronofsky prend le temps de mettre en place le drame qui se joue, parce qu’il choisit la voie du réalisme le plus pur, en collant au plus près la souffrance de Nina, son environnement matriarcal pesant, ses doutes tacites, que le spectateur accepte ce glissement. Parce qu’imperceptiblement, d’être aux côtés de Nina nous basculons dans son esprit, dans un monde où, effectivement, les démons prennent vie et forme (parmi lesquels l’impeccable Mila Kunis qui transpire la sensualité, et Vincent Cassel dans un rôle de chorégraphe manipulateur proche de la figure de Méphistophélès).

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Trouvaille géniale donc que de contourner l’écueil du récit schizophrénique en le racontant à la première personne, en somme, en faisant vaciller les certitudes du public sur l’autel d’un mélange des genres certes pas inédit, mais rendu ici incroyablement efficace par une rigueur dans la mise en scène qui n’étonnera pas qui a vu The Wrestler ou The Fountain. Trouvaille géniale que de situer l’action dans ce milieu connu pour son austérité, son exigence à la limite du raisonnable, la lutte impitoyable que se livrent les danseuses entre elles pour être la meilleure. Trouvaille donc géniale que de confier le premier rôle à Natalie Portman, dont le corps amaigri et le visage tout en nuances infinitésimales traduisent une réelle implication au point de voir se confondre la souffrance de son personnage et la sienne propre (elle n’est pour ainsi dire pas doublée). Oscar bien mérité à la clé.

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Finalement, en dépit de ses références trop appuyées (Suspiria, Rosemary’s baby, également), BLACK SWAN ne ressemble à rien de connu, sinon à The Wrestler. Alors que l’on pouvait s’attendre à voir le ballet Le Lac des Cygnes (dont la musique est intelligemment réorchestrée par le génial Clint Mansell) en spectateur, Aronofsky choisit de nous le faire vivre de l’intérieur, à hauteur d’homme (de femme), histoire d’aller au bout du concept. Aucune entorse à sa propre exigence, comme un chorégraphe lui-même d’un drame finalement seulement humain qui verra la perfection atteinte dans la mort. Et le film de « mourir » lui aussi au générique, laissant le spectateur juger de la perfection de BLACK SWAN, véritable pépite de cinéma brute, à l’heure où la 3D et les CGI tous azimuts s’ingénient à faire couler le 7e art dans le superficiel. BLACK SWAN nous parle de cinéma, de cinéma bien fait. Moi j’aime.

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ALICE AU PAYS DES MERVEILLES 2010

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Alice au pays des Merveilles, revisité par Tim Burton ? Cela avait tout de la bonne idée, parce que l’univers fantasmé de Lewis Carrol a tout pour permettre au sombre cinéaste les délires les plus iconoclastes et une satire des plus virulentes contre la normalité. Les fans du monde entier portaient déjà aux nues le nouveau métrage, envoyant ad patres le classique Disney (au demeurant excellent), alors que dès le titre, un problème pouvait déjà être soulevé : Alice, une héroïne, une fille!! une première donc pour le réalisateur d’Eward aux mains d’argent et Sweeney Todd !! Et en soi, une première menace planant sur le monde de Burton…

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Bien sûr, ses films ne sont pas exclusivement masculins, et donnent aux femmes des rôles essentiels (voir Miss Lowett dans le Barbier de Fleet Street ou encore Catwoman dans Batman le Défi), mais le personnage d’Alice est ici sans relief (malgré la 3D !), caricature dans un premier temps d’une jeune fille rebelle prête à être mariée à un lord pas de première fraîcheur (et ce sont encore les roux qui en prennent pour leur grade…), ensuite jeune fille errant de rencontres en rencontres, effacée jusqu’à découvrir la force qui l’habite ( le combat contre le Jabberwocky – rien à voir avec les Monty Python). Alice est peut-être le rôle-titre, Burton ne parvient pas à en faire le personnage principal, à se projeter en elle, laissant Johnny Depp (en mix de toutes ses dernières interprétations décalées) et Helena Bonham-Carter (magnifique Reine Rouge, drôlissime) faire le show pour le meilleur et pour le pire, surtout pour du vent.

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Parce qu’il faut bien dire qu’on compte les minutes, presque les secondes (comme le lapin, le nez sur sa montre), l’histoire étant d’une vacuité interpellante : d’une part, les différentes rencontres ne nourrissent pas d’intrigue, d’autre part, la bataille finale arrive comme un cheveu sur la soupe et ne bénéficie d’aucun souffle épique (même Danny Elfman est à la rue…). On pourra toujours se rattraper sur le design du film, très coloré, très chargé, ravissement des yeux qui ne sert à rien, sinon à faire beau donc, sinon à souligner également la mise à distance du monde réel et le monde des ‘merveilles’, vieille rengaine de Mister Burton depuis maintenant quelques années. Lassant.

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La grande question au centre d’Alice : est-ce un film DE Tim Burton ? On vient de le voir, l’univers graphique est connu est reconnaissable (qu’on aime ou pas Charlie et la Chocolaterie et ses couleurs criardes), les motifs récurrents y abondent (l’arbre tordu, les portes informes, le moulin abandonné, le gothique), et les amis (et épouse) sont bien là. Et alors ? et alors : rien. Tous ces gimmicks ne sont que du remplissage, une signature technique qui ne saurait masquer le manque d’inspiration d’un cinéaste enfermé dans son unicité au point de se répéter formellement en circuit fermé. Pourtant, son discours a évolué, fait un volte-face qui déprécie encore plus sa volonté de rester fidèle à une certaine imagerie.

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Le final ne laisse planer aucune ambiguïté : gagner sur le rêve, voilà le nouveau credo de Tim Burton. Bouffé par l’univers Disney qu’il avait quitté après avoir travaillé sur Rox et Rouky (et là, Burton EST Alice, qui revient au ‘pays’ pour y remettre de l’ordre), le metteur en scène d’Ed Wood rentre dans le rang, la queue entre les pattes, obligé (ou volontaire ? c’est là la question…) de filmer Jack Sparrow en habit du carnaval de Dunkerque danser du break-dance… Triste sort pour qui a toujours eu la finesse de défendre habilement la différence et le rêve.

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On pensait La Planète des Singes un accident ; voilà un nouveau tête-à-queue dans une filmographie qui souffle désormais le chaud et le glacé de façon de plus en plus récurrente. Tim Burton, un pied dans la tombe ?

N.B. : la 3D ne sert à rien, elle a été plaquée en post-production. Enlevez-vos lunettes de temps à autre, vous y verrez certaines séquences complètes en 2D. J’ai pas prononcé le mot ‘arnaque’…

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INCEPTION, par Sébastien Bourgois

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Difficile de parler d’Inception sans en dévoiler les ressorts, ni entamer de débats sur les multiples possibilités d’interprétation qu’amène la conclusion.
Près de dix ans auront été nécessaires à l’écriture du projet. Peu d’informations auront filtré avant la sortie du film et la première bande-annonce diffusée entretenait le mystère. C’est donc avec beaucoup d’interrogations que nous entamons le visionnage.

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Christopher Nolan met rapidement en place les briques de son intrigue : une opération consistant à pénétrer le subconscient d’un individu pendant son sommeil pour y implanter une idée en créant l’architecture de ses rêves afin d’y intervenir et de le manipuler.

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Les premiers instants du film laissent présager d’une intrigue très (trop ?) complexe ; il n’en est rien car Nolan prend le temps, au travers de l’initiation d’Ariane, d’exposer les rouages et les règles de l’inception.

Le thème du rêve, s’il a déjà été abordé à de nombreuses reprises à l’écran (Dark City, Matrix…), est ici traité avec une intelligence rare. A la manière de poupées gigognes, les différentes strates de l’intrigue s’imbriquent parfaitement les unes dans les autres.
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Le casting est sans faille : aux côtés d’un Di Caprio, qui après Shutter Island confirme son penchant pour les personnages torturés, à la psychologie instable, on retrouve une brochette de jeunes acteurs particulièrement inspirés, parmi lesquels Joseph Gordon-Levitt, Cillian Murphy (Batman Begins), Tom Hardy (prochainement dans Mad Max IV), Ellen Page (Juno) et Marion Cotillard (parfaite en femme fatale, cocorico). Une jeune génération d’acteurs prometteurs, encadrée des vieux briscards tels que Tom Berenger qu’on avait pas revu depuis bien longtemps et Michael Caïne qui troque , le temps d’un film, son costume de majordome à la solde de Bruce Wayne pour incarner le père de Cobb.

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Inception est un de ces films où les effets spéciaux sont mis au service de l’histoire. A l’heure de la 3D et de la surenchère d’effets numériques, Nolan parvient à nous éblouir par quelques touches, quelques éclairs de génie qu’il distille tout au long de son métrage (le premier rêve d’Ariane et Cobb, le rêve en apesanteur d’Arthur,…). La puissante partition de Hans Zimmer vient sublimer l’ensemble qui ne souffre d’aucun temps mort.

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Si l’expérience requiert quand même une certaine attention de la part du spectateur, elle est haletante, vertigineuse et éblouissante de maîtrise de la part de Nolan qui confirme son statut de grand metteur en scène après le sombre The Dark Knight et le tortueux Memento. On sort de la projection en ayant la conviction d’avoir assisté à un film qui fera date dans l’histoire du cinéma. Il a réussi son inception en parvenant à instiller dans notre esprit, en l’espace de 2h30 d’un film qui ne semble durer que 7 minutes et 30 secondes, l’idée que Inception est sans conteste la grande réussite de cette année 2010 ; osons même dire de la décennie.

Sébastien Bourgois

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LE CHOC DES TITANS 2010

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Le film mythologique est un genre en soi, proche du péplum (les personnages arpentent cités et déserts ancestraux en jupette), qui a connu son heure de gloire à une époque où les effets spéciaux, indispensables, étaient très limités. Un homme aura permis la réalisation de séquences spectaculaires dont les hellénistes et latinistes n’auront connu jusqu’alors qu’en rêve : il s’agit de Ray Harryhausen, qui va donner ses lettres de noblesse à la stop-motion, une technique d’animation image par image incluse dans des scènes « live ». On lui doit les exploits de Jason et les Argonautes notamment, la plus fameuse réussite se démarquant sans peine des séries B transalpines qui profitaient de leur héritage culturel avec les adaptations des aventures d’Hercule et son ersatz Maciste. Le Choc des Titans, l’un des derniers ouvrages du maître, s’avère complètement anachronique alors que Star Wars vient de révolutionner les SFX et l’aventure au cinéma. Véritable chant du cygne du genre, le film, en réunissant un casting prestigieux (Laurence Olivier, Ursula Andress,…Méduse, le Kraken, Calibos), s’est creusé un statut d’oeuvre culte, pour certains usurpé. Pas étonnant qu’en ces temps de remakes tout azimuts, des producteurs peu enclins à l’originalité, s’essaient à un dépoussiérage en règle.

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Sorti de l’excellent L’Incroyable Hulk, Louis Leterrier semblait avoir les épaules pour supporter un nouveau blockbuster. Continuant sur sa lancée, le frenchie traite avec réalisme une histoire éminemment fantastique où les hommes défient les dieux qui les punissent en retour. Un noble intention qui fait la part belle à la psychologie de son héros, Persée, qui prend les traits de Sam Worthington dans son rôle habituel de bouseux confronté à des situations qui le dépassent. Mais sa volonté de s’affranchir de l’aide de son Zeus de père, après un trauma familial maladroit et dénué d’émotion, restreint la portée mythologique de ses actes, traduisant un certain dédain du réalisateur pour cet univers. Comme pour Hulk, les scènes d’action ne sont pas à la hauteur, et ce ne sont pas les temps faibles qui rehaussent le niveau : on s’ennuie, d’abord parce que l’histoire est connue, ensuite parce que les pérégrinations de Persée sont sans rythme. On attend, entre deux séquences où Leterrier piétine et répète les enjeux humains, les climax vendus dans la bande-annonce, l’attaque des scorpions géants, la chasse à la Gorgone, le face à face avec Calibos.

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Et en somme, c’est tout ce qu’il reste de l’original, certes désuet et limite ringard, mais manifestement bien plus magique. Le gigantisme et la modernité des effets spéciaux ne suffisent pas pour surpasser le film de Desmond Davis les combats titanesques tombant à plat sans souffle épique, sans dramaturgie ni implication pour chaque temps fort dont l’issue est sans conséquences pour la suite, et l’impression gênante de regarder son petit frère passer des niveaux sur sa console de jeux avec détachement étreint le spectateur.

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D’autant qu’à force de mettre au devant de la scène Persée, les autres personnages n’ont aucune épaisseur, réduits qu’ils sont à n’être que des compagnons d’armes, potentielles victimes nécessaires pour valoriser à la fois le monstre et le héros. A vrai dire, on ne se souviendra d’aucun d’eux, sinon du duo de nubiens qui installe une décontraction comique dispensable destiné à élargir le public. Et que dire du duel Zeus (Liam Neeson) – Hadès (Ralph Fiennes) dans une auto-parodie involontaire où Voldemort rencontre Schindler. Tous deux sont improbables dans un Olympe de pacotille qui subit le peu d’imagination de ses concepteurs.

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Les rares satisfactions sont à mettre au crédit des designers de Calibos (vraiment laid, mais simple Kickboxer), de Charon (une vraie oeuvre d’art !) et du Kraken, malheureusement trop statique dans un final impressionnant mais peu engageant. Méduse n’a droit qu’à une croute séquence où son aura maléfique ne perce jamais, la faute entre autres à des effets désastreux. Un comble pour un film qui en a fait une priorité, de par son sujet, de par la ponctuation calculée des climax où ils apparaissent. On reste donc en dehors d’un mythe célèbre qui n’arrive jamais à surprendre et à impliquer le public, et ce malgré une 3D plaquée en post-production alors que Leterrier ne travaille pratiquement pas la profondeur de champ. Les efforts de réalisme du metteur en scène ne pèsent pas lourd dans la balance, sacrifiés par l’appât du gain.

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Un film bicéphale, maigre consolation de l’absence remarquée de Cerbère, une réelle déception qui contentera les moins rigoureux.

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KICK ASS

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En plein débat sur la place des geeks dans le cinéma du XXIe siècle, Matthew Vaughn propose un film pour et sur les geeks : KICK-ASS, ou le nom d’un super-héros sans pouvoir, ado dans toute sa splendeur (quasi-identique à ceux des Beaux Gosses) qui va se soulever contre le crime et la corruption à son corps défendant. Vaughn parcourt le sillon déjà creusé par des œuvres telles que Mystery Men ou Hancock, pour moquer Spiderman et consorts, tout en rendant hommage à ce pan culturel qu’une communauté de « spécialistes » s’est approprié. Un seul mot d’ordre derrière tout cela : Ouvrez-vous au monde.

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Parce que sous le masque de l’humour et du grand-guignol, le réalisateur vise à faire se rapprocher les hommes, paradoxalement, en ironisant sur la notion même de communautarisme, en stigmatisant dans un rictus Internet (voir la mise à mort « live ») et tous les outils officiellement censés lier les hommes. En effet, ils les lient, ils les attachent, les emprisonnent dans leur solitude, au point de confondre fiction et réalité (la définition d’un geek ?), faisant ainsi jaillir les défauts innés de l’homme, telle la lâcheté. L’amour, par contre, provoque des sentiments inverses et en cela, le personnage de Mindy – Hitgirl, complètement décomplexé, bad-ass à souhait, en est très révélateur, supporté par un Nick Cage des grands jours, décalé et juste comme il ne l’a pas été depuis bien longtemps.

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Amour, grands sentiments,…Ok !! mais KICK-ASS est surtout et avant tout un trip ultra-fun, bourré d’humour sous toutes ses formes, de son ouverture ironique et méchante à des répliques improbables (« contacte le bureau du maire, il a un signal spécial. Ça envoie un logo dans le ciel, en forme de bite géante »), en passant par une utilisation de la violence grand-guignolesque, hardcore parfois, mise en scène « à la Tarantino » (HitGirl rechargeant ses flingues !!!). Vaughn donne aux geeks ce qu’ils attendent et plus encore, marchant sans vergogne mais avec un bonheur ineffable sur les plates-bandes de l’auteur de Pulp Fiction. A ce titre, l’arrivée de Mindy à l’hôtel du bad guy sur la musique de Morricone est monumentale.

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Sans être un Grand film, KICK-ASS est juste énorme, le genre devant lequel on s’empiffre de pop-corn en reversant la moitié du pot toutes les 30 secondes à force de sauter dans tous les sens de plaisir, avant d’écraser une larme en faisant bien gaffe à ce que son voisin n’ait rien remarqué. KICK-ASS, c’est du culte en barre (petit bémol diront certains : le culte est trop calculé), 117 mn de pur folie où l’on est content d’être un geek (mais un peu con de ne pas voir qu’on est gentiment moqué), mais c’est aussi une leçon de vie, certes un peu simpliste, mais revigorante, donnant foi en l’homme. Non : en le geek.

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