TARANTULA

1122010
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Jack Arnold est un peu comme Jacques Tourneur : constamment sous-estimé, tout juste considéré comme un bon faiseur de séries B fantastico-horrifiques plus agréables que la moyenne. Pourtant, l’apport des deux metteurs en scène au genre est tout sauf négligeable : Cat people, The leopard man, I walked with a zombie, pour Tourneur, autant de chefs-d’œuvre à l’impact toujours actuel. Concernant Arnold, Le météore de la nuit, L’homme qui rétrécit, et L’étrange créature du lac noir, constituent autant de perles qui n’ont peu ou prou connu les honneurs d’une véritable remise en valeur.

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Du coup, son (sa ?) Tarantula s’enfonce encore plus dans les limbes de l’oubli, qui ne ressort parfois que parce qu’un jeunot appelé Clint Eastwood y fait ses débuts (4 plans fixes, avec un masque de pilote de chasse sur la couenne). Le film mérite-t-il, à l’instar des métrages précédemment cités, une réévaluation d’urgence ? On n’ira pas jusque-là, tant il a fortement vieilli.

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Et pour le coup, Tarantula N’est QU’une honnête série B comme l’oncle Sam savait en pondre dans les drive-in de l’époque. Encore, on n’a pas droit à cette touche d’humour censée détendre une atmosphère tendue de frayeur, peut-être tout simplement parce qu’en matière de frayeur, le film ne charrie aujourd’hui qu’un étonnement poli. Non que l’arachnide en question soit faite dans cette matière régulièrement utilisée chez Roger Corman (latex ou carton-pâte, au choix), puisque les trucages, et c’est bien là tout le mérite du réalisateur -un expert en la matière, cela dit), sont stupéfiants : la tarentule est une vraie, intelligemment et savamment intégrée dans l’arrière-plan. On verra bien à un moment un défaut (une patte qui disparait derrière…rien), mais rien de méchant.

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Mais les trucages, pour aussi réussis et ambitieux qu’ils soient, empêchent la relation des hommes à l’araignée, et alors la peur d’arriver, même si l’on exceptera la scène où Tarantula attaque la maison du professeur. L’histoire en elle-même pointe du doigt les dérives des manipulations génétiques (déjà ?!) en en montrant les répercutions directes sur l’homme, et ce malgré, comme d’habitude, une volonté de bien faire des scientifiques (grossir une vache pour nourrir plus de gens). Quant au final, il est expédié avec les affaires courantes, dans une séquence qui doit beaucoup à King Kong.

On se trouve donc loin de la douce poésie humaniste des autres œuvres fantastiques de Jack Arnold, loin de cette mise en scène qui en fait également la saveur, mais bon, Tarantula est déjà bien au-dessus de pas mal de films à grosse bestiole pour ne pas le bouder injustement.

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