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ALIEN VS PREDATOR REQUIEM

 

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Laminé dans l’univers entier, jusque sur les planètes des Predators et des Aliens, je n’ai pas vu le film de Paul Anderson, AVP. Fort d’une bande-annonce bien foutue et de quelques extraits bien gorasses, il fallait que je voie AVPR, ne serait-ce que par la nostalgie de retrouver des monstres qui ont “bercé” mon enfance. Bien mal m’en a pris, les frères Strause parvenant à ridiculiser les deux mythes.

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En soi, si l’on n’est pas trop regardant, AVPR passe comme une lettre à la poste, timbrée “série B sanglante”, au tarif “laissez votre cerveau à l’entrée”. Et c’est vrai que revoir ces araignées aliens, ces pétages de cages thoraciques, et puis les monstres, fait plaisir. Seul problème : le manque d’intensité flagrant et désespérant de leurs apparitions. Non seulement jamais le sentiment de peur n’étreint le spectateur, mais en plus on se contrefout comme du 25e gars qui a marché sur la lune du sort réservé aux personnages. Jamais on ne retrouve ce sentiment de claustrophobie et de confinement qui était porteur, créateur de l’angoisse sourde qui nous étreignait à chaque plan de croisement de couloir, de portes dérobées, de personnages s’aventurant seuls sans regarder derrière eux (l’importance de l’arrière plan amené au rang d’art par Scott et Cameron). On se dit alors que l’idée de placer aliens et predators dans un espace terrestre ouvert et étalé, au demeurant intéressante et ludique, ne sied guère à l’atmosphère des sagas. Ou que les Strause n’ont pas su l’exploiter. C’est plutôt cela…

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D’autant que point de vue scénario, on nage en eaux claires et connues, l’originalité faisant cruellement défaut : reprise du pitch de Predator avec remplacement du rasta-monstre par les aliens ; un peu de Gremlins par ci, d’Assaut par là ; pire, on a l’impression que des films comme La nuit des chauve-souris font figure de référence dans le développement de l’histoire. Copier des bons films ça peut faire illusion, mais des nanars ! Dans ce marasme scénaristique, les personnages n’ont aucune substance et les enjeux et caractérisation sont laissés en plan, transformant une population de l’Amérique profonde en chair à pâtée incolore. Du coup, ce désintérêt nous pousse à attendre les morceaux de bravoure avec impatience, qui seront à chaque fois désamorcés avec une désinvolture déconcertante.

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Les attaques sont brèves, mal découpées, et s’inscrivent dans le déroulement du film comme autant de scènes de coupe. Un comble pour des séquences sensées représenter des climax ! Imaginez entrer dans un abattoir, regarder un premier morceau de viande, vous retourner regarder un autre, et ainsi de suite : aucune évolution, l’impression de voir la même chose répétée ad aeternam, le sentiment de lassitude. Ajoutez à cela le fait que la quasi totalité du métrage se passe dans une obscurité pénible qui gâche le peu de plaisir qu’il y aurait eu à prendre, et vous comprendrez que les Strause sont complètement passés à côté de l’objectif qui était de donner au spectateur de l’Alien, du Predator.
Comment ne pas être en colère contre le traitement je-m’en-foutiste du Predalien, certainement l’idée la plus revigorante, la plus saugrenue, la plus fédératrice ! comment ne pas se sentir floué – et pris pour un con ? – à l’annonce d’un combat acharné entre deux monstres parmi les plus “teigneux”, agressifs, de l’Histoire, qui s’avère un concours de baffes façon Bud Spencer ne dépassant pas les 5 minutes !

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Si cet Alien Vs Predator est un requiem, il pourrait être celui du cinéma – mais heureusement non. Il pourrait être le sien propre – un suicide filmé qui lui, au moins, serait réussi. Il pourrait être aussi celui d’une franchise qui avait mal commencée, et qui, semble-t-il, empire déjà. Prions Sainte Helen Ripley pour laisser en paix nos monstres fétiches.

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