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UN ROI COURONNé – OSCARS 2011

28022011

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Ce qu’Hollywood est prévisible…tellement que cela en devient imprévisible !!

Car oui, les Oscars aiment les films en costume, les films historiques, et les films anglais. Alors quand débarque LE DISCOURS D’UN ROI, forcément, ça laisse peu de place aux autres prétendants… Sans l’avoir vu, je peux quand même souligner certains choix hasardeux par le passé, comme lors des Oscars 1999 où Shakespeare in Love remportait la plus haute récompense devant …le Soldat Ryan et La Ligne Rouge !!

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Le film de Tom Hooper cumule donc « meilleur film », « meilleur réalisateur », « meilleur acteur » (Colin Firth), tandis que Natalie Portman, tout naturellement et enceinte, recevait la statuette de la « meilleure actrice » pour Black Swan, remerciant au passage Luc Besson qui lui a mis le pied à l’étrier…

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Question « seconds rôles », Fighter remporte double mise en récompensant Christian Bale et Melissa Leo. Rien donc pour True Grit, pourtant parmi les favoris, si peu pour Social Network (« meilleure adaptation » et quelques techniques) et Inception (2 techniques).

Toy Story 3 repart avec le « meilleur film d’animation », sans surprise…

La consensualité était donc de mise, seul Darren Aronofsky tire son épingle du jeu en distribuant en deux films deux Oscars à ses interprètes principaux, Natalie Portman après Mickey Rourke. Tout le monde voudra désormais jouer pour lui !

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And the Oscar goes to…

27022011

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Cette nuit, 83e cérémonie des Oscars !!

Qui pour succéder au succès surprise de l’année dernière, Démineurs de Kathryn Bigelow ? Plusieurs films arrivent favoris, en premier lieu True Grit des Coen Bros (en ce moment dans votre salle préférée), Social Network de David Fincher (en vente partout où on vend les bons films), et Darren Aronofsky pour son retournant Black Swan (allez-y voir !!)…

Petits pronostics persos :

meilleur film : Social Network (mais de fortes chances pour True Grit…)

meilleur réal : Les Coen

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meilleur acteur : Javier Bardem pour Biutiful (parce que Jeff Bridges 2 fois de suite, faut pas rêver)

meilleur actrice : je mise mes 2 testicules sur la table pour Natalie Portman pour Black Swan

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meilleur second rôle masculin : Geoffrey Rush pour Le Discours d’un roi ?

meilleur second rôle féminin : Hailee Steinfeld pour True Grit

meilleur scénario : Inception (ah bah oui, quand même !!)

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Voilà pour l’essentiel (j’oubliais Hans Zimmer pour la zik’ de Inception), et en croisant les doigts, je vous laisse à vos propres pronostics !!

N’hésitez pas à laissez vos commentaires ci-dessous !!

Nominations !!
 

 




LE SIGNE DE ZORRO

23022011
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Zorro n’a jamais aussi bien été perçu comme un élément politique que dans ce film de l’armeno-américain Rouben Mamoulian.
Bien sûr, le film peut se voir comme un pur produit d’aventures, avec ses duels à l’épée, son imagerie largement inspirée de Robin des Bois (dont le renard rusé est une variante hispanique) – ou le contraire, d’ailleurs, tant le métrage a laissé des traces visibles chez Costner ou dans la réadaptation avec Banderas.

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Cependant, l’action, justement, est très limitée, notre héros se contente de détrousser l’alcade (le maire ou préfet), de menacer ce même alcade chez lui, et à part une dernière séquence de bataille généralisée -somme toute assez courte – précédée du climax (duel à l’épée entre Zorro et le capitaine), on ne peut parler vraiment d’un déchaînement de scènes spectaculaires.

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Car Mamoulian semble plutôt s’intéresser à deux choses : la première étant la dualité du personnage, jouant la lâcheté pour mieux cacher sa témérité (schizophrénie latente chez la plupart des super-héros) ; la deuxième, l’aspect politique donc, révolutionnaire de la chose, la lutte contre l’oppression. Lieu commun ? Peut-être, mais dans le contexte historique, cette ligne directrice prend tout son sens, à une époque où le IIIe reich impose son idéologie sur le monde.

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La dernière image est un appel de tous les peuples à la révolte, à l’opposition à la dictature d’un seul homme appuyé par une armée sans identité. Le peuple prend une dimension toute autre, proche du communisme (Don Alejandro ressemble à s’y méprendre à Lénine, quand même). Le film prendrait la même valeur s’il datait de l’époque du maccarthysme, de la chasse aux sorcières.

Alors bon, d’aucuns diront que je m’emballe, que c’est voir bien loin au-delà de la simple envie de divertir d’un film sans prétention. Chacun son interprétation. Celle-ci s’y prête.

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MR & MRS SMITH

14022011
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Brad Pitt, le beau gosse d’Hollywood que seul son pote George Clooney peut concurrencer, et Angelina Jolie, la mère Teresa d’Hollywood (en plus poumonnée), sont ensemble. Ils ont même des enfants ensemble. Si, si, Voici, Gala, Closer, 50 mn inside, tous le disent et le répètent à tour de bras. Bon d’accord, mais c’est quoi, le lien avec le cinéma ? Eh bien, c’est ce Mr et Mrs Smith, sur lequel les tourtereaux se sont enamourachés. Et à voir le film, c’est peut-être ce qu’il a apporté de mieux à son public. Avec la réjouissance de voir 2 personnes sortir du cadre de la simple cinématographie pour batifoler l’air de rien devant des caméras devenues inexistantes.

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Doug Liman torche un produit à la gloire de ses deux têtes d’affiches, en voulant jouer de la représentation qu’on peut se faire d’eux : Lara Croft pour Jolie, et, allez, Spy game pour Pitt. Histoire de corser l’affaire, il plonge ces images spectrales dans un milieu plus ancré dans la réalité, et pour cause : le quotidien d’un mariage en perdition. Le pitch est posé, et d’emblée, on ne peut faire l’impasse sur l’affiliation avec La Guerre des Rose, autrement plus subversif et couillu que cette triste course de je-t’aime-moi-non-plus.

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Bref, de pitch, il ne sera question que de cela, puisque le scénario pourrait tenir sur la lèvre inférieure d’Angelina. Le jeu de cache-cache (qui me rappelle, là tout de suite, Banzaï…) va inévitablement se faire jour, et la suite enquille les poncifs sans sourciller. Liman tente bien de dynamiter l’ennui du spectateur en usant et abusant de pyrotechnie (quand même, Michael Douglas écrasant le toutou à sa dadame, c’était bien plus « poilant » que Pitt et Jolie se mettre sur la tronche avec le dernier cri en matière d’armement!), mais rien n’y fait, d’autant que les quelques SFX disséminés dans l’image accusent le coup. Tout cela n’a aucun intérêt, à ce point que le réalisateur en semble lui-même persuadé si l’on en juge à un final littéralement abandonné, déserté par une équipe déjà occupée à célébrer l’union des amants.

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Reste que, rétrospectivement, nous aussi on a envie de fêter cet amour naissant. Parce qu’il est, semble-t-il, dans chaque regard échangé, dans le sourire d’une sincérité confondante d’Angelina, dans l’attitude de coq de Brad. On arrive aux limites du documentaire quand on appréhende les courtes séquences chez le psy de couple. Mr & Mrs Smith prend tout d’un coup, autour de ces détails que seul le spectateur languissant saura déceler, une dimension autre, qui n’en fait pas un film à ranger sur ses étagères entre Citizen Kane et Légionnaire, mais qui fait plaisir. Pour eux, du moins, parce que pour nous, en soi, on s’en fout.

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Et le générique à peine entamé, on s’en va aux toilettes où, tiens, Brad et Angelina nous accompagnent encore à travers le nouveau numéro de Public acheté par madame. Ils seraient en crise…dingue, non ? c’est ce qu’on appelle du service après-vente.

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BIENVENUE CHEZ LES CHTIS

7022011
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Chronique d’un spectateur chti à la projection du film de Danyboon :

Ah bah v’la, eh, chuis été eul 17 213 429e boubourse â ête aller raviser eul film eud Babiboom, Bienvenue chez les Chtis. J’étos fin bénache, ti, passque cha fait bien rigoler, hein, euss brun lâ. Et ch’est cha qu’est ben, eun comédie qui fait rigoler, qu’en â dans l’caf’tière, et qui t’prend pâ pour un baltringue qui vient aquater eun plache eud ciné pour euss vwaer chervir des carabistoules sur écran, d’la berdoule in barre comme euss pauvre Achtérix lâ, qui rp’art avec rin dins ch’marronne d’vint l’raz-d’marée des Chtis.Et pourque ? pourque in film deul région i bat in film avec plein de sous dans l’fazard et plein de stars ?

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Eul première cose, ch’est qu’ch’est vraimint drole, pisque Babiboom i a écrit sin chénario comm i aurot écrit un spectacle, rempli eud phrases lâ, qu’i disent des répliques les critiques eud cinéma, qui sont déjà cultes, des qu’on répète toudis in sortant deul challe. L’accent chti (ch’est même plutôt un patois, hein) i est toudis lâ, ch’qui fait qu’eul moteur du rire i tourne à n’in pus finir. Avec tout ch’comique eud mots (« ferme eut bouc’ tin nez i va querr eud’dins », « j’vous dis quoi », à la hauteur du dialogue sur Juste Leblinc dans eul repas d’babaches), in pourrot rajouter eul comique eud gestuel : eh, te vâs pâs dire qu’ch’est pas marrant rin qu’â vwaer Babiboom dins sin K-wai, eul giff à Philippe Duquesne, et Guy eud Motus. Surtout, pour in finir avec ches acteurs, la très décriée Line Renaud ressemb’ quand même ben à ches mamies de chez nous, et même si sin accent i est un peu trop forché, elle reste crédible.

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Du point d’vue de l’histwaere, Babiboom i est pas queu dans l’piège eud faire une évolution lente et progressive d’Abrahams : eun foâs débarqué à Bergues, y a qu’la première nuit et une demi-journée où cha s’passe mal pour li. Et pis ches gars de ch’nord i prennent eul taureau par les cornes et i z’y font vwaer eul vie comme al est : bielle comme tout. Du coup, eul scène où tout l’mont’ i faitb crwaere â s’femme que l’Nord ches les mines, les cats et les rats mingés sul’ barbec’, fait ben marrer par la profondeur des préjugés qu’i z’ont d’nous zot’, dans l’chud. Pis, in n’est pas auchi biête pisqu’on a conscience de châ. Et ch’qui r’ssort eud tout cha, ch’est eun vive émotion, eun fierté, qui te fait pas braire, mais presque : la chaleur qu’in n’a pâs dewhors mais dins l’coeur, et l’scène au Stade Bollaert (vin diouss qu’ch’est biau, hein, d’autant pus après ch’t'histoire eud banderole).

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In fin d’compte, Bienvenue chez les Chtis, ch’est eun leçon eud bonheur, eun façon d’vwaer eul vie malgré un contexte pas toudis drole (t’âs qu’â vir l’alcoolisme d’Intoine). Et ch’est pour çâ quel Frince d’aujourd’hui, dans le contexte socio-économique (vin diouss, cha fait bizaerre dans la bouche d’un chti, cha fait sérieux, hein !) qu’est l’not’, al fait un triomphle aux Chtis. Allez, reprindez avec mi : tout chti qui piche i tient ch’biroute dans ch’main !!!

Traduction :

Et bien voilà, je suis la 17 213 429e personne à être aller voir le film de Danyboon, Bienvenue chez les chtis. J’en suis ressorti très heureux, car le film est très drôle. Et cela fait du bien, une comédie qui fait rire, intelligente, et qui ne prend pas le spectateur pour un porte-monnaie à qui on peut raconter n’importe quoi, comme le malheureux Astérix aux JO, qui repart bredouille au box-office. Et pourquoi ? pourquoi une bande régionale bat un film au budget conséquent et au casting de stars ?

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En premier lieu, le film est vraiment drôle, car Danyboon a écrit son scénario comme un spectacle, perclus de répliques déjà cultes, que l’on ne cesse de se répéter après coup. Les particularités régionales sont omniprésentes et constituent en conséquence un moteur du rire qui tourne à plein. A ce comique de mots, vient s’ajouter un comique de gestuel, de Danyboon dont les mimiques – dans son fameux K-wai – provoque immanquablement le déploiement de gorge, ainsi que l’excellent Philippe Duquesnes, et Guy (voix off à Motus). Quant à Line Renaud, décriée pour son accent forcée, elle campe une mamie telle qu’on peut en cotoyer de par chez nous – les défauts de son accent sont vite effacés par des attitudes au réalisme et à la force comique saisissants.

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Pour ce qui est du scénario, Danyboon n’es pas tombé dans le piège d’une évolution progressive du personnage d’Abrahams : seules la première nuit et une demi-journée se passent mal. Tout simplement parce qu’on y est bien tout de suite, dans le Nord. L’arrivée de sa femme va amener des quiproquos ayant pour but de lutter contre les préjugés, avec l’intelligence de celui qui en a conscience. De cela, ressort une émotion palpable qui donne les larmes aux yeux de fierté, ne serait-ce que devant ce peuple en communion dans un stade de football.

Bienvenue chez les chtis s’avère donc une leçon de bonheur, de vie, dans un contexte socio-économique français pas des plus réjouissants. D’où ce succès. Allez chantons ensemble : censurécensurécensurécensurécensurécensuré

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