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news !! Tree of Life, le prochain Terrence Malick

22122010

http://www.mad-movies.com/Articles_PLUS_BELLE_LA_VIE_2

Même si Le Nouveau Monde était un petite déception (tout est relatif, hein !!) compte tenu du fait que La Ligne Rouge, son antépénultième film, est un chef-d’oeuvre,

Un film de Terrence Malick (également Badlands et les Moissons du Ciel) reste un événement…et quand en plus il y a Brad Pitt et Sean Penn au casting, forcément, ça fait saliver !!

On n’en sait pas beaucoup de ce Tree of Life, sinon que Douglas Trumbull, responsable SFX sur 2001 (Kubrick) a affirmé n’avoir jamais ressenti ça au cinéma depuis…2001 !!

On attend au moins Cannes 2011 pour découvrir !!

 




INCEPTION, par Sébastien Bourgois

10122010
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Difficile de parler d’Inception sans en dévoiler les ressorts, ni entamer de débats sur les multiples possibilités d’interprétation qu’amène la conclusion.
Près de dix ans auront été nécessaires à l’écriture du projet. Peu d’informations auront filtré avant la sortie du film et la première bande-annonce diffusée entretenait le mystère. C’est donc avec beaucoup d’interrogations que nous entamons le visionnage.

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Christopher Nolan met rapidement en place les briques de son intrigue : une opération consistant à pénétrer le subconscient d’un individu pendant son sommeil pour y implanter une idée en créant l’architecture de ses rêves afin d’y intervenir et de le manipuler.

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Les premiers instants du film laissent présager d’une intrigue très (trop ?) complexe ; il n’en est rien car Nolan prend le temps, au travers de l’initiation d’Ariane, d’exposer les rouages et les règles de l’inception.

Le thème du rêve, s’il a déjà été abordé à de nombreuses reprises à l’écran (Dark City, Matrix…), est ici traité avec une intelligence rare. A la manière de poupées gigognes, les différentes strates de l’intrigue s’imbriquent parfaitement les unes dans les autres.
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Le casting est sans faille : aux côtés d’un Di Caprio, qui après Shutter Island confirme son penchant pour les personnages torturés, à la psychologie instable, on retrouve une brochette de jeunes acteurs particulièrement inspirés, parmi lesquels Joseph Gordon-Levitt, Cillian Murphy (Batman Begins), Tom Hardy (prochainement dans Mad Max IV), Ellen Page (Juno) et Marion Cotillard (parfaite en femme fatale, cocorico). Une jeune génération d’acteurs prometteurs, encadrée des vieux briscards tels que Tom Berenger qu’on avait pas revu depuis bien longtemps et Michael Caïne qui troque , le temps d’un film, son costume de majordome à la solde de Bruce Wayne pour incarner le père de Cobb.

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Inception est un de ces films où les effets spéciaux sont mis au service de l’histoire. A l’heure de la 3D et de la surenchère d’effets numériques, Nolan parvient à nous éblouir par quelques touches, quelques éclairs de génie qu’il distille tout au long de son métrage (le premier rêve d’Ariane et Cobb, le rêve en apesanteur d’Arthur,…). La puissante partition de Hans Zimmer vient sublimer l’ensemble qui ne souffre d’aucun temps mort.

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Si l’expérience requiert quand même une certaine attention de la part du spectateur, elle est haletante, vertigineuse et éblouissante de maîtrise de la part de Nolan qui confirme son statut de grand metteur en scène après le sombre The Dark Knight et le tortueux Memento. On sort de la projection en ayant la conviction d’avoir assisté à un film qui fera date dans l’histoire du cinéma. Il a réussi son inception en parvenant à instiller dans notre esprit, en l’espace de 2h30 d’un film qui ne semble durer que 7 minutes et 30 secondes, l’idée que Inception est sans conteste la grande réussite de cette année 2010 ; osons même dire de la décennie.

Sébastien Bourgois

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ALI G

10122010

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Ami poète, passe ton chemin !! Sacha Baron Cohen est dans la place et ça déchire méchant !! Bien avant Borat et Brüno, le trublion télévisuel passe au format cinéma pour mettre en scène l’un de ses personnages fétiches, Ali G, rappeur du pauvre, Eminem avant l’heure, désespéré de ne pas être noir, dont le franc-parler à la vulgarité revendiquée va l’amener sur les bancs du Parlement anglais. Ami cinéphile, passe également ton chemin !! car si Ali G est éminemment drôle, il est également dépourvu de toute qualité propre au septième art.

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Il est évident qu’on ne peut en vouloir au réalisateur ‘officiel’ Mark Mylod, à qui Cohen n’a confié une caméra que dans le but d’enregistrer mécaniquement les débordements du comique. A part pour une intro qui tente vaguement de parodier le gangsta-social movie (façon Menace II Society), la mise en scène sera inexistante, uniquement axée sur le personnage central, de quasiment tous les plans, seul intérêt du film. Cela peut paraître bien peu pour un long métrage – et c’est le cas -, mais la férocité et l’énergie de Cohen déploient les gorges suffisamment pour passer l’éponge.

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Ali G est, à l’instar de Borat et Brüno, un symbole dans lequel s’intègrent toutes les discriminations modernes : misogynie, homophobie, racisme,… Sa montée au pouvoir politique, toute naïve et ridicule soit-elle, permet à SBC de s’offrir une chaire de choix, et par la même occasion de stigmatiser la corruption et les magouilles. A vrai dire, on s’en tamponne un peu le coquillard, tant l’intrigue affaiblit rythmiquement le métrage, également parce que la fiction pure et dure apparaît comme un moyen d’expression trop balisé, trop lourd en terme de production, et surtout peu enclin à la véritable provocation. On comprend pourquoi Cohen s’est tourné vers le vrai-faux docu pour ses projets suivants…

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Forcément consternant en tant que film (une série de sketches plaqués les uns contre les autres), Ali G réussit le pari de ne pas être une bouse intégrale grâce à son auteur qui amène la régression au rang d’art. Mais c’est sûr, il vaut mieux être prévenu : à moins de n’être jamais totalement sorti du stade copro-anal, impossible d’adhérer.
Pour ma part, 3 mots : pipi, caca, prout !!

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LE CHOC DES TITANS 2010

2122010
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Le film mythologique est un genre en soi, proche du péplum (les personnages arpentent cités et déserts ancestraux en jupette), qui a connu son heure de gloire à une époque où les effets spéciaux, indispensables, étaient très limités. Un homme aura permis la réalisation de séquences spectaculaires dont les hellénistes et latinistes n’auront connu jusqu’alors qu’en rêve : il s’agit de Ray Harryhausen, qui va donner ses lettres de noblesse à la stop-motion, une technique d’animation image par image incluse dans des scènes « live ». On lui doit les exploits de Jason et les Argonautes notamment, la plus fameuse réussite se démarquant sans peine des séries B transalpines qui profitaient de leur héritage culturel avec les adaptations des aventures d’Hercule et son ersatz Maciste. Le Choc des Titans, l’un des derniers ouvrages du maître, s’avère complètement anachronique alors que Star Wars vient de révolutionner les SFX et l’aventure au cinéma. Véritable chant du cygne du genre, le film, en réunissant un casting prestigieux (Laurence Olivier, Ursula Andress,…Méduse, le Kraken, Calibos), s’est creusé un statut d’oeuvre culte, pour certains usurpé. Pas étonnant qu’en ces temps de remakes tout azimuts, des producteurs peu enclins à l’originalité, s’essaient à un dépoussiérage en règle.

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Sorti de l’excellent L’Incroyable Hulk, Louis Leterrier semblait avoir les épaules pour supporter un nouveau blockbuster. Continuant sur sa lancée, le frenchie traite avec réalisme une histoire éminemment fantastique où les hommes défient les dieux qui les punissent en retour. Un noble intention qui fait la part belle à la psychologie de son héros, Persée, qui prend les traits de Sam Worthington dans son rôle habituel de bouseux confronté à des situations qui le dépassent. Mais sa volonté de s’affranchir de l’aide de son Zeus de père, après un trauma familial maladroit et dénué d’émotion, restreint la portée mythologique de ses actes, traduisant un certain dédain du réalisateur pour cet univers. Comme pour Hulk, les scènes d’action ne sont pas à la hauteur, et ce ne sont pas les temps faibles qui rehaussent le niveau : on s’ennuie, d’abord parce que l’histoire est connue, ensuite parce que les pérégrinations de Persée sont sans rythme. On attend, entre deux séquences où Leterrier piétine et répète les enjeux humains, les climax vendus dans la bande-annonce, l’attaque des scorpions géants, la chasse à la Gorgone, le face à face avec Calibos.

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Et en somme, c’est tout ce qu’il reste de l’original, certes désuet et limite ringard, mais manifestement bien plus magique. Le gigantisme et la modernité des effets spéciaux ne suffisent pas pour surpasser le film de Desmond Davis les combats titanesques tombant à plat sans souffle épique, sans dramaturgie ni implication pour chaque temps fort dont l’issue est sans conséquences pour la suite, et l’impression gênante de regarder son petit frère passer des niveaux sur sa console de jeux avec détachement étreint le spectateur.

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D’autant qu’à force de mettre au devant de la scène Persée, les autres personnages n’ont aucune épaisseur, réduits qu’ils sont à n’être que des compagnons d’armes, potentielles victimes nécessaires pour valoriser à la fois le monstre et le héros. A vrai dire, on ne se souviendra d’aucun d’eux, sinon du duo de nubiens qui installe une décontraction comique dispensable destiné à élargir le public. Et que dire du duel Zeus (Liam Neeson) – Hadès (Ralph Fiennes) dans une auto-parodie involontaire où Voldemort rencontre Schindler. Tous deux sont improbables dans un Olympe de pacotille qui subit le peu d’imagination de ses concepteurs.

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Les rares satisfactions sont à mettre au crédit des designers de Calibos (vraiment laid, mais simple Kickboxer), de Charon (une vraie oeuvre d’art !) et du Kraken, malheureusement trop statique dans un final impressionnant mais peu engageant. Méduse n’a droit qu’à une croute séquence où son aura maléfique ne perce jamais, la faute entre autres à des effets désastreux. Un comble pour un film qui en a fait une priorité, de par son sujet, de par la ponctuation calculée des climax où ils apparaissent. On reste donc en dehors d’un mythe célèbre qui n’arrive jamais à surprendre et à impliquer le public, et ce malgré une 3D plaquée en post-production alors que Leterrier ne travaille pratiquement pas la profondeur de champ. Les efforts de réalisme du metteur en scène ne pèsent pas lourd dans la balance, sacrifiés par l’appât du gain.

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Un film bicéphale, maigre consolation de l’absence remarquée de Cerbère, une réelle déception qui contentera les moins rigoureux.

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HOSTEL

1122010
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Hostel s’adresse principalement et, pourrait-on dire, exclusivement aux Américains. Pourquoi ? Parce qu’il semble que le très malin Eli Roth ait pris le cahier des charges du feu Code Hayes et de l’actuel MPAA (deux bibles de la censure ricaine) pour refourguer dans son métrage tout ce qu’ils interdisent : le sexe, présenté comme un petit porno moins les inserts hard ; le gore, quand même peu ragoûtant, même si sur l’ensemble peu présent ; et puis, d’autres choses, comme la représentation d’une homosexualité quinquagénaire, la cigarette, la cigarette qui rigole sous toutes ses formes, et l’alcool. Tous les tabous sont à l’image, afin de dresser un miroir à peine déformé par une esthétique léchée ultra-colorée.

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La preuve ? Roth parsème son film de reflets (Hostel se reflétant au début dans une flaque d’eau), de jeu de miroir (l’assassinat du gars du train), et en général, joue autour du thème du regard, en apposant un point de vue souvent subjectif : c’est le spectateur qui est chevauché par la splendide Slovaque Natalia, c’est encore le spectateur qui mate le cul (par un mouvement de caméra) de la standardiste, encore lui qui ne voit que par l’interstice d’une cagoule trouée, lui toujours qui découvre les exactions commises dans cette antichambre de l’enfer (et ce n’est pas un hasard non plus si l’Asiatique est énucléée au chalumeau).

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On est donc constamment ramené à notre (leur) identité d’Américain pure souche venu comme des nouveaux explorateurs conquérir une Europe vieillissante. Alors forcément, en quoi ça peut nous concerner, nous pauvres geeks européens tout juste abreuvés par le renouveau du genre horrifique premier degré (Massacre…, le remake ; Détour mortel ; Saw) ? La déception ne pouvait que nous prendre à la gorge après la découverte sur grand écran du dernier chouchou de Tarantino. Parce que le gore n’y est que ponctuel, mais c’est là toute la malice de Roth que de ne pas donner au spectateur ce qu’il attend, c’est-à-dire une boucherie sans nom.

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Non, il ne jouera pas le jeu de la perversion, il ne jouera pas à représenter l’horreur d’une manière banalisée, comme sur Fox News, et toutes ces chaines US qui font leurs choux gras de la guerre en Irak. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, de renvoyer l’Américain lambda à sa propension à la violence, à cette soif irraisonnée de vouloir faire la guerre et tuer, torturer comme à Guantanamo, ignorant les règles de la dignité humaine. Limite, ce serait normal au vu du comportement des troupes américaines de payer pour se taper un fils de l’Oncle Sam.

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La violence appelle la violence, c’est ce que nous donne à voir Roth dans ce dénouement vengeur où le «héros» s’abandonne aux mêmes méthodes de tortionnaire que sa victime. A ne pas sous-estimer, et en attendant le deuxième.

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